Amadou Oury Bah, economista y ex ministro fue nombrado primer ministro el martes
Su tarea será resolver la crisis con los sindicatos detrás de una huelga general que paraliza al país desde hace dos días
EDDC.NET/Adeje
El jefe de la junta en Guinea nombró un primer ministro ayer martes 27 de febrero, en el segundo día de una huelga general indefinida y ocho días después de disolver inesperadamente el gobierno anterior. El nuevo jefe de Gobierno tendrá la primera misión de resolver la crisis con los sindicatos, que está en el origen de un gran movimiento de protesta que paraliza el país desde hace dos días.
"El señor Amadou Oury Bah, economista, ha sido nombrado Primer Ministro, jefe de Gobierno", declaró a la televisión nacional la ministra secretaria general de la Presidencia, general Amara Camara.
Amadou Oury Bah, antiguo colaborador del ex Primer Ministro y opositor Cellou Dalein Diallo, líder del partido UDRG (Unión de Demócratas para el Renacimiento de Guinea), fue Ministro de Reconciliación Nacional tras las grandes huelgas de enero-febrero de 2007 que sacudieron la régimen autoritario del presidente Lansana Conté, que dejó 186 muertos, según las ONG.
Amadou Oury Bah siempre ha abogado por el diálogo y ha participado en todas las reuniones propuestas por la junta en el poder desde 2021 y boicoteadas por la oposición.
Calles casi vacías
En la capital, Conakry, las escuelas, los bancos y las compañías de seguros permanecieron cerrados el martes, al igual que la gran mayoría de las empresas. Se prestó un servicio mínimo en los centros y administraciones de salud. Las calles también permanecieron casi vacías.
Las trece centrales sindicales del país están en huelga desde el lunes para obtener una reducción de los precios de los alimentos básicos, el fin de la censura de los medios de comunicación, el respeto de un acuerdo vinculado a la mejora de las condiciones de vida de los funcionarios y la liberación de Un sindicalista de prensa.
Sekou Jamal Pendessa, secretario general del Sindicato de Profesionales de la Prensa de Guinea (SPPG), que convocó manifestaciones contra la censura, fue condenado el viernes a seis meses de prisión, tres de los cuales fueron suspendidos. El grupo de abogados que lo defienden indicó en un comunicado de prensa que fueron informados el lunes de que, con una rapidez inusual, el juicio de apelación se había celebrado el miércoles.
El portavoz del movimiento sindical, Amadou Diallo, declaró sin embargo a la AFP que esperaba "la satisfacción total y completa de todas las reivindicaciones" para poner fin a la huelga. Enfrentamientos esporádicos en los suburbios de Conakry dejaron dos muertos el lunes.
Esta movilización representa una prueba para las centrales sindicales, apoyadas por los principales partidos políticos y organizaciones de la sociedad civil, y para la junta, que prohíbe todas las manifestaciones, amordaza a la oposición y busca silenciar cualquier crítica hacia ella. El ejército gobernante ha eliminado canales de televisión de los principales paquetes de distribución y ha bloqueado frecuencias de radio.
Este movimiento de protesta, excepcional desde que Mamadi Doumbouya tomó el poder en 2021, se lanzó en un clima de creciente tensión social y en ausencia de gobierno, ya que la junta anunció su disolución hace ocho días sin dar los motivos.
La junta acordó, bajo presión internacional, anunciar que devolvería el lugar a los civiles electos a finales de 2024, tiempo, dijo, para llevar a cabo reformas profundas.
French version
Amadou Oury Bah, économiste et ancien ministre Il a été nommé Premier ministre mardi
Votre tâche sera de résoudre la crise avec les syndicats derrière d'une grève générale qui paralyse le pays depuis deux jours
Le chef de la junte en Guinée a nommé mardi 27 février un Premier ministre au deuxième jour d'une grève générale illimitée, et huit jours après avoir dissous contre toute attente le précédent gouvernement. Le nouveau chef de gouvernement aura comme première mission de dénouer la crise avec les syndicats à l'origine d'un large mouvement de contestation qui paralyse le pays depuis deux jours.
"Monsieur Amadou Oury Bah, économiste, est nommé Premier ministre, chef du gouvernement", a déclaré à la télévision nationale le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara.
Ancien collaborateur de l'ex-Premier ministre et opposant Cellou Dalein Diallo, leader du parti UDRG (Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée), Amadou Oury Bah a été ministre de la Réconciliation nationale après les importantes grèves de janvier-février 2007 qui avaient secoué le régime autoritaire du président Lansana Conté, faisant 186 morts, selon des ONG.
Amadou Oury Bah a toujours prôné le dialogue et a participé à toutes les rencontres proposées par la junte au pouvoir depuis 2021 et boycottées par l'opposition.
Rues presque vides
Dans la capitale Conakry, les écoles, banques et compagnies d'assurance sont restées fermées mardi, tout comme la grande majorité des commerces. Un service minimum a été assuré dans les centres de santé et les administrations. Les rues sont aussi restées presque vides.
Les treize centrales syndicales du pays sont en grève depuis lundi afin d'obtenir la baisse des prix des denrées de première nécessité, la fin de la censure médiatique, le respect d'un accord lié à l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et la libération d'un syndicaliste de presse.
Sekou Jamal Pendessa, secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), qui appelait à manifester contre la censure, a été condamné vendredi à six mois de prison dont trois avec sursis. Le collectif d'avocats qui le défend a indiqué dans un communiqué avoir été informé lundi qu'avec une célérité rare, le procès en appel avait été audiencé mercredi.
Le porte-parole du mouvement syndical, Amadou Diallo, a toutefois déclaré à l'AFP qu'il attendait la "satisfaction totale et entière de toutes (les) revendications" pour mettre fin à la grève. Des heurts sporadiques dans la banlieue de Conakry ont fait deux morts lundi.
Cette mobilisation fait figure de test pour les centrales syndicales, soutenues par les principaux partis politiques et des organisations de la société civile, et pour la junte, qui interdit toute manifestation, musèle l'opposition et cherche à faire taire toute critique à son égard. Les militaires au pouvoir ont supprimé des chaînes de télévision des principaux bouquets de distribution et brouillé des fréquences radio.
Ce mouvement de contestation, exceptionnel depuis la prise de pouvoir de Mamadi Doumbouya en 2021, a été lancé dans un climat de tension sociale grandissante et en l'absence de gouvernement, depuis que la junte avait annoncé sa dissolution il y a huit jours sans en donner les raisons.
La junte a consenti, sous la pression internationale, à annoncer qu'elle allait rendre la place à des civils élus d'ici à fin 2024, le temps, dit-elle, de mener de profondes réformes
